Prendre soin de son Chien

Le développement du chiot

L’éducation du chien

Problèmes comportementaux chez le chien

L'âge: équivalence chien-homme

Prendre soin du chien âgé

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Le développement du chiot

 

La période néo-natale (0-15 jours)

Le chiot est aveugle, presque sourd et dépend complètement de sa mère. Le toucher est le sens dominant, c’est lui qui permet au chiot de retrouver les mamelles pour se nourrir.

Jusque vers 15 jours le chiot ne sait pas faire seul ses besoins, c’est la mère qui l’aide en faisant sa toilette (léchage de la région ano-génitale).

La période de transition (15-30 jours)

Le chiot achève le développement de son cortex cérébral: il a ouvert les yeux , les conduits auditifs aussi, le goût et l’odorat deviennent fonctionnels: c’est l’apprentissage des perceptions.

A trois semaines, le chiot peut commencer à laper les liquides; à 4 semaines il commence à mâcher les petits fragments. A six semaines , toutes ses dents de lait sont en place, il peut donc se nourrir seul.

La période de socialisation (30 jours - 3 mois)

C’est une période-clé dans le développement psychique du chiot: il va acquérir les comportements nécessaires à sa vie en meute (reconnaissance de l’espèce et hiérarchisation).

L’imprégnation correspond à l’identification à l’espèce: en naissant, le chiot ne sait pas qu’il appartient à l’espèce canine, et c’est l’intensité des rapports avec la mère et le reste de la portée qui va le lui apprendre. Il est essentiel de garder au moins jusqu’à six semaines le chiot avec sa mère, sous peine de voir se développer de graves troubles du comportement (dyssocialisation primaire).

Au cours de cette période, le chiot est extrêmement sensible à son environnement: plus il sera stimulé, plus il saura s’adapter ultérieurement à toute variation extérieure; c’est pourquoi les chiots élevés en famille, qui gardent un excellent souvenir des contacts avec les humains (jeux avec es enfants) sont beaucoup plus sociables que les chiots élevés isolés.

L’apprentissage de la hiérarchie se fait dès le sevrage: à ce moment, le chiot ne dépend plus que de sa mère pour se nourrir, mais doit se plier aux codes de la meute pour l’accès à la nourriture, en laissant la préséance aux dominants.

Au cours des jeux avec le reste de la portée, il apprend aussi le contrôle de la morsure: s’il mord un peut fort un de ses frères ou sœurs, le mordu manifeste en couinant, et la mère intervient en punissant le fautif (léger serrage de la peau du cou). Si votre chiot mordille trop fort, adoptez le même comportement que la mère: saisissez-le doucement par la peau du cou pour décoller légèrement les pattes avant du sol, en disant fermement “non!”. Le chiot comprendra très bien ce signal.

Ultérieurement: les changements apportés par la puberté

La puberté intervient à partir de six mois chez les petites races, plus tardivement (jusqu’à 10 mois) chez les grandes races. En dehors des manifestations sexuelles (apparition des chaleurs chez la femelle, désir de fugues chez certains mâles), c’est aussi une période d’affirmation du caractère: le chien va définitivement prendre sa place hiérarchique dans la maison, à l’intérieur de la meute constituée par la famille d’accueil.

C’est donc naturellement un moment où il va falloir être attentif aux excès de dominance. Voir à ce sujet le topo sur l’importance de la hiérarchie dans l’éducation du chien.

 Yorkshire

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L’éducation du chien

 

ATTENTION : à 6 mois le chiot est déjà presque un adulte !

La socialisation

Le chiot doit être élevé avec des chiens de la naissance à 6 semaines pour s'identifier à son espèce, il doit être en contact avec des humains le plus tôt possible et en tout cas entre 3 et 5 semaines sinon il aura une appréhension en présence de l'homme s'il n'a pas de contact avant 5 semaines, une peur s'il n'a pas de contact avant 9 semaines, il restera sauvage s'il n'a pas eu de contact avant 14 semaines.

L'habituation: c'est l'accoutumance à l'environnement, elle s'effectue avant 8 semaines et surtout de 5 à 8 semaines. Durant cette période il doit être confronté aux différents stimuli qui constitueront son environnement: bruit de l'aspirateur, de la voiture, cris, animation, objets divers etc...

Les mordillements

Le contact par morsure est naturel chez le chiot (il a lui aussi son stade oral!). Toutefois, il doit rapidement apprendre à contrôler la puissance des ses mâchoires; dans l’éducation naturelle, cela se fait au milieu de la meute: les adultes punissent les chiots qui mordillent trop fort. Il en va de même dans l’éducation “imposée” par les êtres humains: tout mordillement doit être sanctionné par la réprimande (“non!”), et au besoin en le soulevant légèrement par la peau du cou. Si le mordillement a lieu pendant une séquence de jeu, ce qui est le cas le plus fréquent, il faut interrompre le jeu.

L’importance de la hiérarchie

L'éducation du chien doit permettre l'établissement de relations harmonieuses entre l'animal et l'homme ainsi qu'avec les autres animaux. Le respect d'une hiérarchie entre l'homme et l'animal est indispensable sous peine d'apparition d'agressivité chez le chien. Elle s'établit naturellement entre 3 et 4 mois.

Le chien est un animal de meute, et se comporte dans une famille comme dans une meute (même si la famille n’est formée que d’une seule personne).

La meute est une structure sociale fortement hiérarchisée avec, à sa tête, un dominant, tout en bas, des dominés, et entre les deux des intermédiaires qui soit sont soumis et se contentent de leur statut hiérarchique, soit ne le sont pas et vont essayer de gravir des échelons, avec comme but suprême: prendre la place du dominant!

Dans une famille qui héberge un chien, la structure habituelle devrait être la suivante (aux yeux du chien !): le dominant est généralement le père, le dominé, le chien. Les autres membres de la famille peuvent donner des ordres aux chien, et celui-ci les tolère quelles que soient les circonstances.

Dans une meute, le dominant a certaines prérogatives qui n’appartiennent qu’à lui et qu’il faut se garder de donner à un chien dans une famille, sous peine de voir l’animal chercher à dominer physiquement (morsures à l'appui) tout son entourage.
Ces prérogatives sont les suivantes:

·         l'accès libre à la nourriture: le dominant mange avant tout le monde, devant le reste de la troupe, et peut à tout moment prendre de la nourriture aux autres chiens. En conséquence, un chien normalement hiérarchisé doit manger après ses maîtres, ne pas demander et surtout ne rien obtenir du repas de ses maîtres (interdit de donner à manger à table!);

·         l’accès libre au lieu de couchage: le dominant choisit son lieu pour dormir, en général en hauteur et de placé manière à pouvoir surveiller les alentours. Aussi le lieu de couchage du chien devrait-il être choisi par les maîtres, hors d’un lieu de passage et pas dans les chambres… L’exemple type de ce qu’il ne faudrait pas faire: laisser au chien l’accès au canapé, d’où il surveille les passages; un vrai dominant empêchera progressivement l’accès à toute personne et bientôt impossible de le déloger!

·         l’accès libre à la sexualité; sans objet, encore que certains chiens mâles empêchent l’approche d’un homme près de leur maîtresse!

Précisons que tous les chiens ne sont naturellement pas des dominants attendant le moindre faux-pas de leurs maîtres! Mais certaines précautions simples permettent de ne pas renforcer la position dominante de quelques individus, et évitent de se retrouver dans ces situations où un chien commande à la maison!

La propreté

C’est chronologiquement le premier souci des nouveau maîtres, et il faut bien comprendre que l’éducation que l’on va inculquer à un chiot va à l’encontre de ce qu’il a vécu auparavant.

Dans les premiers jours de sa vie, la mère fait uriner le chiot en faisant sa toilette, cela se passe dans le “nid”, lieu de la naissance. Le chiot a donc naturellement tendance à revenir vers ce nid pour faire ses besoins, puisque c’est ce que sa mère lui a enseigné; c’est ce qu’il fait dans les premiers jours de sa vie dans son domicile d’adoption: l’intérieur de la maison est assimilée au nid, et l’extérieur à un milieu inconnu et potentiellement hostile. Revenu de promenade, le chiot retrouve son nid et fait immédiatement ses besoins. C’est rageant, mais naturel!

Tout le travail d’éducation consiste à inverser cette tendance.

Pour cela, profiter des moments où le chiot a le plus envie de faire ses besoins: le matin au réveil et immédiatement après les repas. Le sortir à ces moments, et le féliciter de façon très démonstrative s’il élimine dehors; se rappeler qu’une bonne éducation obtient beaucoup plus par la récompense que par la punition... (renforcement positif)

Si le chiot fait ses besoins à la maison, garder en mémoire qu’un jeune animal n’a aucune mémoire, même une minute après son forfait: inutile donc de le gronder au matin quand on trouve des pipis dans la cuisine, le chiot ne sait pas que c’est lui qui les a faits! Par contre si vous le surprenez sur le fait, vous pouvez le réprimander de la voix (“non!”) ou du geste (saisir la peau du cou). Un chien puni par exemple lors de votre retour à la maison, aura peur de vous mais n’assimilera pas la punition à la bêtise qu’il a commise (quelle qu’elle soit).

Ne nettoyez jamais ses besoins en présence du chiot: la position accroupie que vous allez prendre est un appel au jeu (renforcement positif: le chiot associe la présence des besoins et le jeu...)

La propreté s'installe naturellement entre 3 et 5 mois. Sortir l'animal au réveil et après manger pour qu'il fasse ses besoins.

Les comportements d’agression

L’agression prédatrice est habituellement absente (nos chiens sont bien nourris), mais elle peut encore se manifester: cas du chien qui court après un chat (il faut alors que le maître soit capable de faire cesser ce comportement), ou du chien de chasse (le dressage a permis de rediriger le comportement de manière à préserver le gibier). Dans tous les cas, le maître doit contrôler ce comportement.

L’agression hiérarchique ne devrait jamais se produire chez un chien correctement éduqué; si cela se produit (défense de la nourriture, rébellion ouverte,...), cela constitue une motif de consultation rapide.

L’agression par irritation se produit sur les chiens présentant des douleurs chroniques (arthrose entre autres): le chien menace ou attaque lors d’une manipulation anodine ou simplement quand on passe près de lui; il y a donc souvent motif de consultation médicale.

L’agression territoriale (défense d’un territoire: la propriété mais aussi le canapé!) est normalement inhibé en présence des maîtres.

Le rappel

Autant l’éducation des ordres de posture (assis, couché, donne la patte, fais le beau...) est en principe facile (forcément, ça marche beaucoup à la récompense!), autant l’éducation du rappel est délicate.

On a toujours tendance à crier sur un chien qui échappe à l’ordre “ici!”, or le jeune chiot associe cela à une punition; faire donc le plus en douceur possible: s’accroupir (posture d’appel au jeu) et répéter plusieurs fois le commandement jusqu’à ce que le chiot vienne; le féliciter excessivement!

La pire des erreurs: rattraper à la course un chien qui ne répond pas et le punir physiquement: étonnez-vous après que le chiot n’ait plus envie de s’approcher!

La marche en laisse

Là aussi, beaucoup de patience est la clé de la réussite. L’apprentissage de la marche en laisse n’est pas une épreuve de force: plus on tire sur la laisse, plus l’animal va se mettre à tirer de son côté; il faut donc laisser du mou, et si le chien cherche à trop s’éloigner, donner un coup sec en disant fermement “au pied”; quand le chien s’exécute, le féliciter en le caressant.

Enseigner, c’est répéter, il faut donc garder une attitude la plus constante possible pour obtenir des résultats.

Si les résultats ne vous satisfont pas, faites vous aider par un professionnel (vétérinaire, dresseur).

Les tests de caractère chez le chiot

Aucun test n’est fiable à 100 %, mais certaines observations permettent d’évaluer le caractère du chiot :

·         Appel au jeu : s’accroupir et taper dans ses mains, le chiot doit s’approcher rapidement en agitant la queue (test de socialisation)

·         Acceptation des postures de soumission: on doit pouvoir soulever le chiot et le retourner sur le dos sans défense de sa part (test de dominance)

·         Absence de réaction de peur au moindre bruit ou mouvement brusque (test de socialisation)

 

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Problèmes comportementaux chez le chien

 

Anxiété de séparation

C'est le problème posé par les chiens qui hurlent ou font des dégâts dès qu'ils sont laissés seuls. Cette situation est le motif de consultation comportementale le plus fréquent chez les vétérinaires.

Contrairement à ce que beaucoup pensent, le chien ne se “venge” pas d'avoir été laissé seul; en général, les animaux manifestant une anxiété de séparation sont “hyper attachés”, c'est-à-dire excessivement dépendants de leur maître(esse): ils le (la) suivent pas à pas, sont toujours dans les jambes, tout juste s'il est possible de prendre sa douche ou d'aller aux toilettes seul! Il est alors compréhensible que l'éloignement de la personne d'attachement représente pour ces chiens une source d'anxiété aiguë: les manifestations que les propriétaires observent (pleurs, hurlements, déprédations, mictions et défécations près de la porte de sortie) sont des symptômes de peur.

En conséquence, ne surtout pas gronder une animal en constatant les dégâts: on renforcerait alors le phénomène anxieux. En examinant le comportement des maîtres qui possèdent un chien anxieux, on s'aperçoit qu'ils ont mis en place un certain nombre de rituels qui ne font que renforcer l'anxiété de l'animal:

·         Rituels de départ: au moment de partir, le maître explique à son chien qu'il va revenir, que son absence est temporaire, que l'animal n'a pas à s'inquiéter, etc... De tout ce discours, le chien ne retient qu'une chose: “Mon maître (ma maîtresse) va s'en aller”, ce qui l'inquiète encore plus.

·         Rituels de retour: quand le maître / la maîtresse revient, le chien est fou de joie et manifeste au-delà du raisonnable: on n'a souvent pas le temps de poser ses vêtements / ses courses / son sac, que l'on est harcelé par l'animal qui saute dans tous les sens et aboie son contentement. La plupart des propriétaires ont pris l'habitude de répondre immédiatement à cette demande d'affection, ce qui est compréhensible, mais en quelque sorte récompense le comportement du chien en leur absence (on le félicite d'avoir aboyé tout le temps).

Le traitement de l'anxiété de séparation consiste d'abord à cesser ces rituels:

·         Au départ, partir le plus simplement possible: écourter les préparatifs, ne pas parler au chien: faites tomber la pression!

·         Au retour: ne pas s'occuper du chien! (au début, ce n'est pas évident: le chien saute, aboie, etc...) Quand le chien s'est calmé (et seulement à ce moment), appeler le chien et le caresser pour lui manifester votre affection. Mais c'est vous qui avez choisi le moment, c'est très important.

Votre vétérinaire va vous aider en prescrivant des anxiolytiques; mais ces produits ne traitent pas le chien, ils l'aident pendant sa rééducation. il faut donc prévoir des traitements

Fugues

Certaines races de chiens sont indéniablement très fugueuses: le Husky, dans une moindre mesure le Labrador en sont des exemples.La sexualité a également un rôle déterminant: il est fréquent de voir un mâle déserter le domicile quand une chienne est en chaleur à proximité.

Enfin il est important de noter que la place du chien au sein de la cellule familiale est importante: si le chien ne partage pas d'activités avec la famille, le risque qu'il aille trouver un groupe plus accueillant à ses yeux est réel.

Aussi la prévention est-elle essentielle: au moment de la puberté (6-8 mois), privilégier les rapports avec le chien (beaucoup de jeu), pour l'intégrer au maximum dans le groupe familial.

Une fois le comportement installé, il sera beaucoup plus difficile de revenir en arrière; l'introduction d'un autre chien peut être tentée, afin de créer un groupe plus cohérent. pour un certain nombre de chiens (mâles), la castration peut être tentée, mais ne marche pas à tous les coups...nts longs (2 à 3 mois) pour que le chien ait le temps de se remettre en place.

Phobies et anxiétés

Les phobies sont des comportements de peurs déclenchés par une cause qui n'est pas réellement menaçante pour l'animal (voitures par exemple: chien incapable de s'approcher d'un véhicule, même arrêté). L'état phobique est évolutif, le sujet atteint a toujours tendance à anticiper la survenue de l'évènement qui provoque sa phobie, ce qui le rend craintif à de plus en plus de facteurs; ainsi le chien passe d'un état phobique à un état anxieux permanent, avec repli sur soi (peur de tout).

Comme dans tous les troubles comportementaux, le traitement va associer la thérapeutique (médicaments psychotropes) et la thérapie (travail d'éducation ou de rééducation); dans les phobies, c'est principalement le contre-conditionnement par le jeu qui va être utilisé. Dans le cas d'une phobie des voitures par exemple, on travaillera avec un jouet (balle, morceau de bois ...) que l'on enverra de plus en plus près d'un véhicule arrêté, puis moteur démarré, etc... La thérapeutique dite “par immersion” peut être essayée, mais elle est plus violente: elle consiste par exemple pour un chien qui a peur de la foule à le forcer à sortir bien tenu en laisse, en plein milieu d'un marché aux heures d'affluence (possible sur un jeune chiot, assez déconseillé sur un adulte: réactions violentes à craindre!)

L'anxiété se définit par une augmentation des comportements de peur en réponse à une variation du milieu (intérieur ou extérieur); en conséquence, le chien perd une bonne partie de ses capacités d'adaptation à l'environnement.

Il existe de nombreuses variétés d'anxiété: paroxystique (crises violentes), intermittente (pouvant déclencher des séquences d'agression par peur, extrêmement dangereuses car non contrôlées dans leur puissance), permanente (entraînant une baisse globale des relations avec l'entourage: c'est un état proche de la dépression, s'accompagnant souvent de séquences de léchage obsessionnel).

Les anxiétés peuvent évoluer vers l'état dépressif; c'est pourquoi il importe de les dépister et de les traiter aux premiers stades.

Agression hiérarchique

Les agressions hiérarchiques posent le problème comportemental le plus grave chez les chiens: pour certaines races de grand format, le danger potentiel est tel que l'euthanasie devra pouvoir être envisagée.

Mais dans la plupart des cas, les individus potentiellement dominant sont rapidement dépistés, notamment à la puberté (6 - 9 mois); pour l'immense majorité, ce sont des mâles, et ils veulent manifester leur dominance hiérarchique en imposant leur mode de vie au reste de la meute, c'est à dire à leur famille d'accueil.

Les signes d'alerte sont ceux d'une dominance excessive:

·         Interdiction par le chien de l'accès à la nourriture: le chien grogne si on veut lui retirer sa gamelle ou un jouet qu'il a dans la gueule;

·         Interdiction par le chien de l'accès à certains lieux: canapé, lit, zone de couloir, etc...

·         Et évidemment toute agression physique pour quelque raison que ce soit (toilettage notamment)

Toute agression doit être sévèrement réprimée, au besoin par des moyens physiques; l'agression est la seule cause pour laquelle la punition physique est excusable. Rappelez-vous qu'un jeune chien qui provoque un “supérieur”, ainsi que doit être considéré tout membre de la famille, s'attend à une opposition; c'est ainsi que cela se passe dans la nature: le jeune teste son entourage, et s'il ne rencontre que de la passivité, il comprendra qu'on vient de lui autoriser à franchir un échelon hiérarchique. C'est comme cela que s'installent des situations dans lesquelles le chien est maître à la maison, et où personne ne peut l'approcher.

Si la structure hiérarchique est fortement altérée, il devient très difficile, voire risqué, de faire marche arrière; le traitement qui sera mis en place demandera une coopération de tous les membres de la famille, qui doivent impérativement aller tous dans le même sens (le chien dominant sentira immanquablement défaut dans l'homogénéité de l'attitude adoptée, et s'y engouffrera!). La thérapeutique prescrite en appoint de la “régression sociale dirigée” (forme de thérapie qui consiste à faire redescendre les échelons hiérarchiques) ne doit jamais faire perdre de vue que dans les grandes races, les vrais dominants sont des chiens dangereux. Une volonté inflexible et un dialogue permanent avec le vétérinaire traitant sont indispensables. Dans les cas les plus critiques, afin d'éviter des accidents graves, l'euthanasie est hélas la seule solution...

 

Thérapeutique et thérapies

Le traitement des troubles comportementaux associe toujours:

·         Un médicament actif sur les transmetteurs neurologiques (psychotrope): c'est la thérapeutique

·         Un ensemble d'actions menées pas le maître pour rééduquer son chien: c'est la thérapie.

Les deux sont indissociables. La thérapeutique est utilisée pour que l'animal s'adapte au nouvel état que la thérapie va lui imposer. Autrement dit, les médicaments ne sont qu'une aide et la thérapie constitue le réel traitement. Il est donc capital que la thérapie soit bien expliquée et bien comprise. Votre vétérinaire est bien évidemment l'interlocuteur privilégié avec lequel vous aurez à dialoguer si votre animal rencontre des problèmes comportementaux.

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L'âge: équivalence chien-homme

Afin de mieux comprendre et s'adapter à la différence de l'espace temps qui nous sépare, des corrélations statistiques approximatives permettent de présenter ce tableau:

Equivalence Homme / chien

 

petites races

(moins de 10 kg)

races moyennes

(de 10 à 25 kg)

grandes races

(de 25 à 40 kg)

races géantes

(plus de 40 kg)

5 ans

36 ans

37 ans

40 ans

42 ans

6 ans

40 ans

42 ans

45 ans

49 ans

7 ans

44 ans

47 ans

50 ans

56 ans

8 ans

48 ans

51 ans

55 ans

64 ans

9 ans

52 ans

56 ans

61 ans

71 ans

10 ans

56 ans

60 ans

66 ans

78 ans

11 ans

60 ans

65 ans

72 ans

86 ans

12 ans

64 ans

69 ans

77 ans

93 ans

13 ans

68 ans

74 ans

82 ans

101 ans

14 ans

72 ans

78 ans

88 ans

108 ans

15 ans

76 ans

83 ans

93 ans

115 ans

16 ans

80 ans

87 ans

99 ans

123 ans

17 ans

84 ans

92 ans

104 ans

 

18 ans

88 ans

96 ans

109 ans

 

19 ans

92 ans

101 ans

115 ans

 

20 ans

96 ans

105 ans

120 ans

 

 

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Labrador-age 

 Prendre soin du chien âgé

Le vieillissement est inévitable, mais cele ne veut pas dire qu'un chien senior est forçément très diminué. A mesure qu'ils prennent de l'âge, nos compagnons, comme nous, peuvent montrer certains signes du vieillissement:
  • Refus progressif de l'excercice;
  • Articulations un peu raides;
  • Baisse de l'appétit;
  • Augmentation de la soif;
  • Gain de poids;
  • léthargie, fatigue;
  • Poil terne;
  • Incontinence urinaire.
Certaines maladies (maladie des reins, maladies cardio-vasculaires, baisse du débit sanguin cérébral) peuvent exoliquer l'apparition progressive de ces troubles. On ne peut certes arrêter le processus, mais on peut agir dans plusieurs domaines pour en ralentir les effets.
En voici les principaux exemples:
  • ALIMENTATION

Le rythme de vie des chiens seniors change, et leurs besoins alimentaires doivent être adaptés. Les chiens qui vieillissent ne sont plus aussi actifs, et leur métabolisme ralenti: ils ont tendance à prendre du poids. Un chien qui présente un surpoids est bien plus exposé à un certain nombre de maladies graves: affections cardiaques, arthrose, diabète et bronchite chronique.
Le moyen le plus simple pour savoir si votre chien est trop gros, est d'exercer une pression légère avec vos mains des deux côtés de la cage thoracique. Si vous ne sentez pas les côtes, c'est probablement qu'il souffre d'un excès de poids.
Il existe maintenant des aliments adaptés à quasiment toutes les situations, de l'aliment de régime à l'aliment spécifique pour telle ou telle maladie.
Nos vétérinaires et tout le personnel de la clinique EIFFEL sont là pour vous proposer des programmes d'amaigrissement adaptés et pour vous conseiller et définir le poids à ne pas dépasser pour votre chien.
  • ARTHROSE

 Les chiens séniors présentent une démarche un peu raide, pendant ou après la balade. Certains ont parfois du mal à se lever le matin, ne montrent plus le même enthousiasme pour la promenade, ou sont même parfois totalement léthargique. Souvent, ils souffrent d'arthrose.

L'arthrose correspond à une usure des cartilages, le plus souvent au niveau des hanches, des genoux, des épaules et du dos. C'est un problème très fréquent chez les chiens âgés, et surtout très douloureux.

Quoiqu'ilen soit, il est très important que votre chien continue à faire de l'exercice. Des promenades courtes, mais régulières permettront aux articulations et aux muscles de rester souples. Si votre vieux chien est resté très alerte et excité à l'idée de partie se promener, gardez le même rythme de sorties, mais raccourcissez les distances.

Il est important de nous consulter si votre chien devient plus raide ou apathique, ces signes peuvent résulter de certaines maladies. Des traitements sûrs et efficaces permettent de réduire la douleur et l'inflammation liées à l'arthrose, et d'améliorer considérablement la qualité de vie.

  • MALADIE CARDIAQUE

Le coeur pompe et distribue le sang porteur d'oxygène à tout le corps, c'est un organe vital. Lorsque le coeur est abîmé au point de ne plus pouvoir assurer l'apport d'oxygène nécessaire à l'organisme, on parle d'insuffisance cardiaque:   
  •  
    • Fatiguabilité à l'exercice: c'est un signe très précoce, qui peut aussi correspondre à d'autre maladies.
    • Toux: elle apparaît souvent après une période de repos (pendant la nuit ou au lever), ou après un exercice physique.
    • Perte de poids: fréquente chez les chiens atteints d'insuffisance cardiaque chronique à évolution longue.
    • Abdomen distendu: rempli de liquide (=ascite).
    • Parfois des syncopes.
Dans les premiers stades de la maladie, l'organisme parvient à compenser la baisse d'efficacité cardiaque. Un examen clinique approfondi permet à votre vétérinaire d'évaluer la santé du coeur de votre chien et de prescrire si besoin des médicaments destinés à pallier cette insuffisance. Un traitement mis en place de façon précoce et une bonne hygiène de vie (exercise doux et régulier, contrôle du poids) permettent d'améliorer considérablement la durée et la qualité de vie des chiens souffrant d'insuffisance cardiaque.
  • MALPROPRETE ET INCONTINENCE URINAIRE

Si votre vieux chien est devenu malpropre et urine dans la maison, il est important de distinguer 3 cas:
  1. Le chien urine dans son panier ou à la maison parce qu'il ne contrôle plus sa vessie: il peut s'agir de problèmes physiques au niveau de l'appareil urinaire (sphincters), on parle d'incontinence urinaire.
  2. Le chien urine dans la maison parce qu'il ne peut plus se retenir assez longtemps entre deux sorties: il faut rechercher une maladie éventuellement associée (insuffisance rénale, diabète...).
  3. Le chien urine dans la maison parce qu'il devient sénile et "a oublié" qu'il doit sortir pour uriner: on parle de malpropreté par perte des apprentissages.
Une des formes fréquentes de l'incontinence urinaire est l'incompétence sphinctérielle caractéristique des chiennes séniors castrées. Il existe un traitement spécifique pour ce problème, qui permet de tonifier le sphincter et d'éviter les écoulements d'urine intempestifs.
  • DIABETE

La forme la plus fréquente de diabète chez les chiens seniors est le diabète sucré: le pancréas ne produit plus assez d'insuline, hormone qui contrôle la teneur en sucre (glucose) dans l'organisme. Le sucre reste dans le sang plutôt que d'entrer dans les cellules des différents organes, puis est rejeté par les reins dans les urines. La présence de sucre dans les urines sert de base au diagnostic du diabète sucré. Les chiens obèses sont prédisposés au diabète.
Les chiens diabétiques perdent du poids, la plus grande partie du sucre étant perdue dans les urines. Ils ont en général toujours faim, et peuvent boire et uriner en quantités impressionnantes.
Le traitement consiste comme chez l'homme à injecter de l'insuline tous les jours et à vie. Là encore, un régime alimentaire spécifique mis en place de façon stricte est indispensable.
  • SOINS DENTAIRES

Près de 95% des chiens au-delà de 8 ans souffrent de problèmes dentaires, qui peuvent entraîner gonflement et douleur dans la bouche, sans oublier la mauvaise haleine!
Le tartre se forme à partir de la plaque dentaire et des bactéries qui vivent dans la bouche. A mesure que l'animal vieillit, la plaque dentaire durcit et forme le tartre. La "maladie parodontaire" progresse alors en plusieurs stades: 
  •  
    • Rougeur et inflammation des gencives: gingivite.
    • Déchaussement des dents.
    • Infection profonde de la mâchoire.
    • Perte irréversible des dents.
Ces problèmes sont extrémement douloureux, et pourtant la plupart des chiens vivent avec cette douleur chronique. Les bactéries qui vivent dans les gencives peuvent passer dans le sang et entraîner des infections bactériennes en différents endroits de l'organisme. Dans les cas extrêmes, le chien peut avoir beaucoup de mal à se nourrir.
Dans notre clinique, nous pouvons efffectuer un détartrage pour éliminer le tartre, source d'inconfort, de mauvaise haleine voire de douleur.Il est toujours conseillé de prolonger les effets du détartrage en procédant à un brossage régulier des dents (au moins 2 à 3 fois par semaine).
Dans tous les cas, n'hésiter pas à nous demander conseil.
  • GROSSEURS, VERRUES, TUMEURS

Avant tout, toutes les grosseurs ne sont pas des tumeurs, et toutes les tumeurs ne sont poas cancéreuses!  
  •  
    • Les grosseurs bénignes apparaissent et grandissent lentement, et sont bien définies: les lipomes ("boules de graisses") ou les verrues sont fréquents chez les chiens âgés.
    • Les grosseurs d'apparition et évolution brurale, parfois douloureuses, doivent être explorées sans délai, notamment lors de masse au niveau des mamelles, chez les chiennes.
Dans tous les cas, si vous avez le moindre doute, parlez nous en rapidement; il vaut toujours mieux intervenir sans délai.
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